Le village

Aggloméré au pied de la côtière qui le protège des vents du nord, le village s’est développé d’une façon linéaire le long de la route de St-Didier de Formans, parallèlement à la rivière.
Le bâti relativement dense est constitué de gros volumes avec souvent une façade à l’aplomb de l’espace public et un jardin sur la façade opposée.
Dans un deuxième temps, le village s’est rapproché de la voie de transit nord-sud (RD 28) pour profiter du passage.
Des constructions également denses et discontinues se sont développées le long de la voie avec des façades à l’alignement.
Cette urbanisation tient compte des secteurs inondables du Formans, ce qui explique les larges discontinuités du bâti et la relative dispersion des éléments qui constituent maintenant le centre.
Beaucoup plus récemment, un tissu urbain conjonctif constitué de maisons individuelles est venu colmater les vides entre les pôles qui constituent le centre original sans tenir compte bien souvent de l’inondabilité du terrain, puisque les lotissements sont venus occuper les parties basses du territoire communal.
Encore plus récemment, des maisons ont été construites dans la pente en amont du village jusqu’à la crête du talus. L’impact paysager de ces constructions est très important et cette urbanisation contribue fortement à déstructurer l’identité jusque là homogène du territoire. Il s’agit de maisons individuelles isolées sur des terrains de 1.000 m² en moyenne.
Cette forme d’urbanisation s’est développée également à l’est de la RD 28, notamment à partir des voies existantes en direction de Toussieux.

Evolution du paysage

L’analyse de la carte IGN de 1952 permet de constater deux évolutions importantes au niveau du paysage de la commune :

L’évolution de la tâche urbaine :

L’implantation de base du bourg se fait en pied de coteau sur le versant nord de la vallée du Formans. Le bourg est alors dominé par la silhouette de l’église. Depuis 1950, le bourg a connu deux évolutions principales : au nord sur le coteau, et au sud et à l’est dans le fond du vallon.

Les extensions sur le versant Nord apparaissent le plus en contradiction avec l’implantation première du bourg.
On peut noter également une extension urbaine complètement détachée du bourg à proximité du château « le Boujard ».
Enfin, les extensions ont été importantes dans la partie sud du territoire de la commune à partir d’une urbanisation linéaire existante ancienne.
Sans oublier, au milieu du plateau sud, la petite zone artisanale.

Ainsi, la commune comporte une structure urbaine relativement éclatée entre deux grand pôles (le bourg et les bruyères) et trois pôles plus petits (Montferrand, Le Bady et Le Bois).

paysage4

L’évolution du paysage naturel :

Cette évolution est plus particulièrement notable au niveau du vallon du ruisseau du Formans, où l’on constate une forte disparition de la structure de haies sur ces cinquante dernières années. On est ici passé d’une structure bocagère à un paysage agricole couvert de terres labourées.

Dans ce contexte ouvert, la ligne végétale serpentante de la ripisylve du ruisseau devient extrêmement importante.

Occupation du sol

Sur ces quatre unités, on peut noter des occupations du sol relativement différentes :

Le plateau Nord :

il s’agit d’un espace ouvert à forte dominance agricole. Au niveau du bâti, il n’était marqué que par la présence du château « le Boujard » et de son parc. Le lotissement « le Montferrand » est venu changer cette donne.

Le vallon des deux ruisseaux :

il s’agit d’un espace où l’occupation du sol est plus complexe :

  • le versant exposé sud, dans sa partie basse, est le lieu d’implantation du cœur du bourg ; la partie haute du versant s’inscrit dans la continuité du plateau agricole ; ce versant est très « humanisé ».
  • au contraire, le versant exposé au nord est marqué par les boisements ; il apparaît plus naturel.
  • le fond de vallon est lui marqué par un paysage agricole très ouvert juste un peu troublé par les alignements de végétaux d’une pépinière ; dans ce paysage très ouvert, on peu noter la présence importante de la ripisylve le long du Formans ; c’est aussi un lieu d’extension urbaine pour le cœur du bourg.

Le plateau Est :

seul un tout petit morceau appartient à la commune ; il est essentiellement marqué par la présence de la demeure du « Boitet ».

Le plateau sud ;

il s’agit d’un espace partagé entre agriculture et urbanisation :

  • la partie Nord, à l’image encore très agricole est légèrement entamée dans son identité par la présence de la zone artisanale ; la carrière est très peu visible.
  • la partie Sud est très largement marquée par une urbanisation de type pavillonnaire qui n’arrive pas à dégager une image d’urbanisation organisée ; complètement au sud, le paysage change pour redevenir plus rural et naturel.

paysage3 paysage2

Le Relief

paysage

A partir de son socle topographique, le paysage de la commune peut être décomposé en quatre grandes unités paysagères. En effet, le territoire apparait comme un morceau du plateau dombiste (altitude entre 230 et 250) creusé par le vallon né de la confluence de deux ruisseaux (altitude 200). Ce sillon crée les unités suivantes :

  • le plateau Nord
  • le vallon des deux ruisseaux
  • le plateau Est (dont seul un petit morceau appartient à la commune)
  • le plateau sud

Docteur Philippe MOURET

Docteur Philippe MOURET (1938 – 2008) et le développement de la cœlioscopie.
La cœlioscopie au début est une méthode d’exploration optique de cavités naturelles de l’organisme. Des systèmes optiques permettent d’éclairer et de transmettre l’image de la zone observée. Le développement des fibres optiques, l’association d’appareillages complémentaires, l’accès au moyen de petites incisions souvent faites sous anesthésie locale ont permis au docteur Philippe Mouret d’étendre la technique : appendicite, ablation de la vésicule biliaire, hernie, grossesse extra-utérine…Aujourd’hui on estime que plus de la moitié des gestes opératoires sont réalisées sous cœlioscopie.

Le docteur Philippe Mouret nous raconte :
« Chirurgien de garde à l’hôpital Edouard Herriot à Lyon, je me suis retrouvé face à de nombreuses situations d’urgence. A l’époque (1966) il n’y avait pas de scanner, ni d’examens biologiques précis…il fallait ouvrir le malade pour établir le diagnostic. Résultat, on opérait certains patients pour rien … J’ai donc décidé d’appliquer un examen réservé à la gynécologie et créé en 1900 : la cœlioscopie. Pour mes confrères chirurgiens, c’était une aberration.
En effet, quand on opère, l’essentiel, c’est de voir clair. D’ailleurs, on disait à l’époque : les grandes incisions font les grands chirurgiens…en mai 1968, j’ai quitté l’hôpital public et j’ai créé la clinique de la Sauvegarde… en 1987, j’ai réussi une première mondiale : enlever une vésicule biliaire par cœlioscopie… un an plus tard, j’ai été invité à un forum scientifique. Et ça été un déclic. J’ai été invité dans le monde entier… En quelques mois, tous les chirurgiens se sont mis à cette technique pour laquelle je m’étais battu pendant vingt ans…En 1990, j’ai ouvert un centre de chirurgie ambulatoire à côté de la Sauvegarde… mais on m’a reproché de ne pas avoir les autorisations nécessaires. J’ai été confronté à de graves problèmes financiers. Je me suis battu, j’ai alerté les ministres… sans succès. Mon entreprise a été liquidée en 1998. Je me suis retrouvé avec une interdiction d’exercer en France. C’était vraiment très dur pour moi. Je suis parti opérer à l’étranger : en Inde, au Vietnam, et surtout en Italie ».

A 69 ans Philippe Mouret reçoit le fameux prix Honda.
« Je suis très fier de ce prix Honda qui récompense, au Japon, les avancées décisives pour le bien-être de l’humanité, surtout après avoir été aussi longtemps marginalisé, mais aussi quand on est ruiné comme moi. Car j’ai tout perdu pour défendre cette chirurgie. Aujourd’hui, je n’ai plus que ma chemise, même si au fond de moi, je ne regrette rien car je suis resté fidèle à mes convictions ». (5)

Voici la conclusion de l’allocution du docteur Philippe Mouret prononcée lors de la remise de la médaille de la Ville de Lyon, le 21 décembre 2007:

« Pour conclure, et avant que vous imaginiez que je suis un « anar », paraphrasant l’adage qui dit que la guerre est une chose trop sérieuse pour la confier aux seuls militaires, je dirai que la médecine l’est aussi pour la confier aux seuls médecins. Malheureusement l’administration est aussi une chose trop importante pour la confier aux seuls administratifs. Ça devient bien compliqué… Disons seulement qu’il faut que les choses existent avant de les administrer. Les textes et les règlements ne peuvent avoir la prétention d’être un outil de création. Ils ne doivent venir qu’après pour organiser l’existant. La charrue n’a jamais tiré les bœufs.
J’ai payé le prix fort le droit de dire cela aujourd’hui. » (6)

L’Association « Pour la fondation Philippe Mouret » a pour but de participer à la diffusion des connaissances scientifiques sur la chirurgie coelioscopique en faisant de la maison du Dr Mouret un lieu de mémoire où seront présentés, expliqués et diffusés par tout moyen, auprès de tout public, l’ensemble des documents illustrant les différentes étapes de sa carrière et expliquant le rôle qu’il a tenu dans l’union entre chirurgie et coelioscopie.

histoire-philippe-mouret3 Philippe et Christine Mouret avec Jean Martray,
maire de Sainte-Euphémie, 2007

Antonin Rolland

Depuis le 28 avril 2001, le groupe scolaire de Ste-Euphémie porte le nom d’Antonin Rolland. En présence d’une foule nombreuse et de plusieurs anciens “Géants de la route” de son époque, un hommage ému lui était rendu (Jean Bobet, Raphël Géminiani, Jean Stablinski, André Darrigade , Roger Hassenforder, Bernard Gauthier, Henri Auglade, Hubert Ferrer, Lois Bergaud , Robert Cazalu, Roger Walkovisk)

Ce grand champion cycliste né en 1924, a fréquenté l’école communale de 1928 à 1937. Unanimement reconnu comme un homme intègre, courageux et altruiste, il reste à ce jour le plus illustre de nos élèves. Coureur cycliste d’exception, il fut ” maillot jaune ” douze jours lors du tour de France de 1955.
“Lieutenant” d’un Robic ou d’un Robet dans dix tours de France, adversaire (et ami ) d’un Coppi, d’un Hoblet ou d’un Bartoli, il revêtit également le “Maillot Rose ” du Giro.

Jean Bobet nous a confié ” Tonin était un être exquis, je partageais souvent sa chambre dans les étapes du tour de France, parce que c’était un “taiseuse” un compagnon sensible, toujours d’une grande dignité même dans les pires moments. Et quelle efficacité dans la course !”
Antonin reçut en ce jour de fête, la médaille d’honneur du cyclisme français attribuée par Jean-Marie Le Blanc , et remise par Jean Stablinski sur le podium .

histoire-antonin-rolland

Nous contacter

Adresse et coordonnées:

300 Rue de la Mairie

01600 SAINTE EUPHEMIE

Tel: 04 74 00 02 86

Fax: 04 74 00 50 55

Mail: mairie@sainte-euphemie.fr

Horaires d’ouverture:

  • Lundi : 13h30 – 17h
  • Mardi : 16h – 19h
  • Jeudi : 8h30 – 13h
  • Vendredi : 15h – 19h

Droits et démarches

Droits et démarches

Le site du service public répond à toutes vos demandes, n’hésitez pas à le consulter :

https://www.service-public.fr/

 

Carte d’identité: Mairie de Sainte Euphémie

Passeport: Mairies de Trévoux, Anse ou Villefranche

Inscription liste électorale: Mairie de Sainte Euphémie

Recensement militaire : Mairie de Sainte Euphémie

Environnement

Le climat

Vents dominants : nord et sud

Précipitations : 828 mm par an en moyenne

Brouillards : 38 jours par an en moyenne

Enneigement : 12 jours de sol couvert de neige

Insolation : 1.957 heures par an en moyenne

Température : 11° en moyenne par an

La faune et la flore

environnement

Le territoire de Ste-Euphémie recèle des milieux contrastés :

  • Vaste zone agricole cultivée en majorité en céréales.
    Le remembrement qui a eu lieu en 1967 a largement
    contribué à faire disparaître les haies et à transformer le
    caractère initialement bocager de ce secteur à
    l’extrémité de la Dombes.
  • Vallon du Formans, avec son affluent le Morbier, constitué de dépôts alluvionnaires contrastant avec les
    plateaux imperméables.
  • Secteur en friche entre la RD28 et la limite Est de la commune. Ici, la déprise agricole parallèle à la
    progression de l’urbanisation dans le secteur des Bruyères s’explique par la médiocrité de la qualité des
    sols dans ce secteur. Plus l’on va vers le sud, moins le terrain est rentable pour l’agriculture (présence
    d’argile à très faible profondeur).

A ces différents milieux correspondent des faunes et des flores relativement variées malgré la progression de l’urbanisation.

Les risques naturels

environnement2

Ils sont liés aux inondations torrentielles de la rivière du Formans. Cette dernière longe la zone urbanisée du village.
Un plan de prévention des risques d’inondations (PPRI) liées au Formans et du Morbier a été élaboré, à la demande du Préfet de l’Ain, compte tenu de la répétition et de la gravité croissante des crues (1908, 1956 et juillet 1993).A la suite de la crue du 5 juillet 1993, qui a provoqué d’importants dégâts, une étude réalisée en 1994 pour le compte du Syndicat Intercommunal d’Aménagement Hydraulique (cf. lien) a permis de dégager des principes d’aménagement basés sur l’écrêtement des apports du Formans et de ses affluents.

Le dimensionnement des ouvrages écrêteurs a été basé sur le choix d’une crue décennale.
La délimitation des zones inondables par la crue décennale et la crue centennale a été effectuée dans le cadre de l’étude « Atlas des zones inondables du Formans, du Morbier et du Chanay » réalisée en janvier 1999.
Le périmètre de la zone inondable a été repéré au plan de zonage du PLU.
Les zones inondables liées au ruissellement péri-urbain sont localement des zones bâties. D’amont vers l’aval, les bâtiments vulnérables sont situés en bordure du Formans ou dans les zones soumises aux inondations diffuses liées aux apports des versants :

  • Aucune habitation n’est soumises à un aléa fort ;
  • Quarante habitations, ainsi que la salle polyvalente, sont soumises à un aléa faible, ( = hauteur d’eau inférieure à 1 mètre et vitesse moyenne d’écoulement inférieure à 0,5 m/s) Le PPRI s’impose en tant que servitude d’utilité publique.

environnement3

Histoire

« Sainte-Euphémie est située au pied d’une colline, dans un vallon orné de peuplier et de beaux arbres : sa position est des plus agréables ; ses chemins sont bien ombragés et embellis par de jolis ruisseaux dont ils suivent les rives. » Abbé JOLIBOIS, curé de Trévoux autour des années 1850.

Certaines fouilles mentionnent une activité durant la période gallo-romaine, comme dans d’autres communes de la vallée. Un couteau en bronze, datable du ‘Bronze final’ aurait été retrouvé.
En 1170, notre paroisse se nomme JUVINIEUX (Juviniaticum maison de Jubin ou Jovinus), et appartenait au monastère de l’Ile-Barde.
Vers 1183, on parle de l’église de Ste Euphémie de Juvinieux, suite aux dépôts momentanés des reliques de Saint-Georges et de Sainte Euphémie, jeune chrétienne martyrisée à Constantinople à l’époque des croisades.
Au XIIIème siècle, la garde de Ste-Euphémie appartenait pour moitié aux seigneurs de St Trivier, vassaux des Sires de Beaujeu et pour l’autre aux palatins de Riottier, vassaux des Sires de Villard.
En 1560, elle entre dans la souveraineté de Dombes pour dépendre au XVIIIème siècle, du Comté de Cibeins, châtellenie de Villeneuve. Le village de Ste-Euphémie fut rattaché au Royaume de France en 1762. A cette époque « 25 feux, assez bon terrain pour le grain ; quelques vignes. Le bourg quoique sur la route de Lyon à Macon par la Dombes est peu fréquenté. » thermes de la notice de J. Brossard. Le grand chemin traversait en effet le pays pour rejoindre la voie riveraine, au niveau de Messimy ; cet itinéraire ne fut abandonné qu’au siècle dernier et une partie du bourg en a depuis conservé le nom.

Sous la Révolution, le nom de Ste-Euphémie devint « les Balmes » et son église, après le Concordat, restera une simple vicairie jusqu’en 1844.

Personnages de la commune

Pour en savoir davantage, cliquez sur les photos ci dessous:

histoire-antonin-rolland
histoire-philippe-mouret2

Géographie

La commune de Ste-Euphémie est située sur le plateau de la Dombes, sur la bordure ouest du plateau en limite de la vallée de la Saône.
Le plateau est creusé par deux cours d’eau : le Formans, et son affluent, le Morbier. Ces deux ruisseaux ont apporté des alluvions et créent des zones humides parcourues par des canaux ou encore mouturières (présence de plusieurs moulins)
Le Formans entraine une zone inondable, qui fait l’objet d’un plan de prévention contre les risques d’inondation (consultable en mairie).

plan-sainte-euphemie
plan-sainte-euphemie

Ces deux vallons définissent trois plateaux :

  • Un vaste plateau Nord, espace ouvert à dominante agricole, bien délimité par une côtière qui surplombe le Formans. Cette côtière très marquée dans le paysage est particulièrement bien orientée vers le sud. C’est donc naturellement là que se sont implantés à son pied les établissements humains, le village, et le hameau du Bady (orientés au sud et à l’abri de vents du nord).
  • Un plateau Sud (lieu-dit Sur Plagne) partagé entre
    l’agriculture du nord et l’urbanisation des Bruyères au
    sud.
  • Un plateau Est, sur lequel est établi le village de
    Misérieux. Ce plateau pénètre sur le territoire de la
    commune de Ste-Euphémie en formant une sorte
    d’éperon en direction du confluent du Formans et du
    Morbier. C’est à l’extrémité de cet éperon qu’est située la
    demeure du Boitet.