Géographie

La commune de Ste-Euphémie est située sur le plateau de la Dombes, sur la bordure ouest du plateau en limite de la vallée de la Saône.
Le plateau est creusé par deux cours d’eau : le Formans, et son affluent, le Morbier. Ces deux ruisseaux ont apporté des alluvions et créent des zones humides parcourues par des canaux ou encore mouturières (présence de plusieurs moulins)
Le Formans entraine une zone inondable, qui fait l’objet d’un plan de prévention contre les risques d’inondation (consultable en mairie).

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Ces deux vallons définissent trois plateaux :

  • Un vaste plateau Nord, espace ouvert à dominante agricole, bien délimité par une côtière qui surplombe le Formans. Cette côtière très marquée dans le paysage est particulièrement bien orientée vers le sud. C’est donc naturellement là que se sont implantés à son pied les établissements humains, le village, et le hameau du Bady (orientés au sud et à l’abri de vents du nord).
  • Un plateau Sud (lieu-dit Sur Plagne) partagé entre
    l’agriculture du nord et l’urbanisation des Bruyères au
    sud.
  • Un plateau Est, sur lequel est établi le village de
    Misérieux. Ce plateau pénètre sur le territoire de la
    commune de Ste-Euphémie en formant une sorte
    d’éperon en direction du confluent du Formans et du
    Morbier. C’est à l’extrémité de cet éperon qu’est située la
    demeure du Boitet.

Histoire

« Sainte-Euphémie est située au pied d’une colline, dans un vallon orné de peuplier et de beaux arbres : sa position est des plus agréables ; ses chemins sont bien ombragés et embellis par de jolis ruisseaux dont ils suivent les rives. » Abbé JOLIBOIS, curé de Trévoux autour des années 1850.

Certaines fouilles mentionnent une activité durant la période gallo-romaine, comme dans d’autres communes de la vallée. Un couteau en bronze, datable du ‘Bronze final’ aurait été retrouvé.
En 1170, notre paroisse se nomme JUVINIEUX (Juviniaticum maison de Jubin ou Jovinus), et appartenait au monastère de l’Ile-Barde.
Vers 1183, on parle de l’église de Ste Euphémie de Juvinieux, suite aux dépôts momentanés des reliques de Saint-Georges et de Sainte Euphémie, jeune chrétienne martyrisée à Constantinople à l’époque des croisades.
Au XIIIème siècle, la garde de Ste-Euphémie appartenait pour moitié aux seigneurs de St Trivier, vassaux des Sires de Beaujeu et pour l’autre aux palatins de Riottier, vassaux des Sires de Villard.
En 1560, elle entre dans la souveraineté de Dombes pour dépendre au XVIIIème siècle, du Comté de Cibeins, châtellenie de Villeneuve. Le village de Ste-Euphémie fut rattaché au Royaume de France en 1762. A cette époque « 25 feux, assez bon terrain pour le grain ; quelques vignes. Le bourg quoique sur la route de Lyon à Macon par la Dombes est peu fréquenté. » thermes de la notice de J. Brossard. Le grand chemin traversait en effet le pays pour rejoindre la voie riveraine, au niveau de Messimy ; cet itinéraire ne fut abandonné qu’au siècle dernier et une partie du bourg en a depuis conservé le nom.

Sous la Révolution, le nom de Ste-Euphémie devint « les Balmes » et son église, après le Concordat, restera une simple vicairie jusqu’en 1844.

Personnages de la commune

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Environnement

Le climat

Vents dominants : nord et sud

Précipitations : 828 mm par an en moyenne

Brouillards : 38 jours par an en moyenne

Enneigement : 12 jours de sol couvert de neige

Insolation : 1.957 heures par an en moyenne

Température : 11° en moyenne par an

La faune et la flore

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Le territoire de Ste-Euphémie recèle des milieux contrastés :

  • Vaste zone agricole cultivée en majorité en céréales.
    Le remembrement qui a eu lieu en 1967 a largement
    contribué à faire disparaître les haies et à transformer le
    caractère initialement bocager de ce secteur à
    l’extrémité de la Dombes.
  • Vallon du Formans, avec son affluent le Morbier, constitué de dépôts alluvionnaires contrastant avec les
    plateaux imperméables.
  • Secteur en friche entre la RD28 et la limite Est de la commune. Ici, la déprise agricole parallèle à la
    progression de l’urbanisation dans le secteur des Bruyères s’explique par la médiocrité de la qualité des
    sols dans ce secteur. Plus l’on va vers le sud, moins le terrain est rentable pour l’agriculture (présence
    d’argile à très faible profondeur).

A ces différents milieux correspondent des faunes et des flores relativement variées malgré la progression de l’urbanisation.

Les risques naturels

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Ils sont liés aux inondations torrentielles de la rivière du Formans. Cette dernière longe la zone urbanisée du village.
Un plan de prévention des risques d’inondations (PPRI) liées au Formans et du Morbier a été élaboré, à la demande du Préfet de l’Ain, compte tenu de la répétition et de la gravité croissante des crues (1908, 1956 et juillet 1993).A la suite de la crue du 5 juillet 1993, qui a provoqué d’importants dégâts, une étude réalisée en 1994 pour le compte du Syndicat Intercommunal d’Aménagement Hydraulique (cf. lien) a permis de dégager des principes d’aménagement basés sur l’écrêtement des apports du Formans et de ses affluents.

Le dimensionnement des ouvrages écrêteurs a été basé sur le choix d’une crue décennale.
La délimitation des zones inondables par la crue décennale et la crue centennale a été effectuée dans le cadre de l’étude « Atlas des zones inondables du Formans, du Morbier et du Chanay » réalisée en janvier 1999.
Le périmètre de la zone inondable a été repéré au plan de zonage du PLU.
Les zones inondables liées au ruissellement péri-urbain sont localement des zones bâties. D’amont vers l’aval, les bâtiments vulnérables sont situés en bordure du Formans ou dans les zones soumises aux inondations diffuses liées aux apports des versants :

  • Aucune habitation n’est soumises à un aléa fort ;
  • Quarante habitations, ainsi que la salle polyvalente, sont soumises à un aléa faible, ( = hauteur d’eau inférieure à 1 mètre et vitesse moyenne d’écoulement inférieure à 0,5 m/s) Le PPRI s’impose en tant que servitude d’utilité publique.

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Evolution démogaphique

La commune de Ste-Euphémie a connu une croissance régulière et importante depuis 1975.
Un taux de croissance annuel de 3 % par an a fait passer la commune de 857 habitants en 1990 à 1.118 en 1999, et 1.366 au 1er janvier 2009 (soit 2,2 % en 10 ans)..
Ce taux est important dans le contexte du bassin et habitat de la Côtière (1,76 % / an) et témoigne de l’attractivité de la commune et de la pression foncière.

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Parallèlement, et grâce à cette évolution rapide, la population de Ste-Euphémie est plutôt jeune.
Au cours de la dernière décennie, le solde migratoire a constitué l’essentiel de la croissance (excédent des entrées sur les sorties).
Cette croissance s’est fortement accélérée, ce qui ne manque pas de créer des problèmes d’équipements, notamment dans le domaine scolaire.

C’est pourquoi, après des phases de forte croissance, la commune a décidé d’adopter un rythme moyen, et surtout se donner des possibilités de régulation de l’urbanisation dans le temps

La diversification de l’offre de logements déjà engagée avec la création d’un secteur locatif sera poursuivie. L’offre de logements locatifs privés est aussi en nette progression.

Risques et prévention sur le site de la commune

Par arrêté de Mme le MAIRE de SAINTE EUPHEMIE en date du 06/02/2009, la commune s’est dotée d’un Plan Communal de Sauvegarde (PCS) visant à organiser les secours en cas de problème sur la commune (inondation, coulée de boue, accident de la circulation, incident sur les circuits de transport de matières dangereuses, tel que gaz et réseau de très haute tension électrique).

http://www.ain.gouv.fr/IMG/pdf/DDRM_2010-3.pdf

Risques

La commune a mis en place un plan communal de sauvegarde destiné à gérer un éventuel événement important. Ce document fait l’objet d’une présentation aux personnes susceptibles d’intervenir dans le dispositif et d’une mise à jour régulière.

Vous trouverez ci-joint le Document d’Information Communale sur les Risques Majeurs (DICRIM) :

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Prévention

en cours

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